MASSACRE À LA PHOCÉENNE : PTIGROS N’A MÊME PAS EU BESOIN DE DÉFAIRE SES LACETS
Quel spectacle, ou plutôt quel enterrement de première classe ! Si l'on en croit les statistiques, les joueurs de Ptigros sont venus au stade uniquement pour pratiquer le yoga sur gazon. Avec zéro tir tenté, cadré ou même envoyé vers les tribunes, ils ont fait preuve d'une passivité qui frise le pacifisme militant. En face, l'Olympique de Marseille a passé les vingt premières minutes à régler la mire, multipliant les tirs hors cadre comme s'ils s'entraînaient au tir à l'arc à l'aveugle, avant de finalement daigner ouvrir le score à la 22e minute. Une formalité pour les Phocéens qui ont transformé cette rencontre en un entraînement grandeur nature face à des fantômes en maillots. ⚽
Le calvaire de Ptigros s'est poursuivi sans la moindre révolte. Même les fautes, au nombre famélique de deux, semblaient être des erreurs de parcours plutôt que des tentatives désespérées de stopper l'hémorragie. L'Olympique de Marseille, après avoir raté quelques coups francs qui auraient pu alourdir davantage la note, a fini par dérouler en seconde période. Deux buts sur corner, aux 68e et 88e minutes, sont venus sceller ce 4-0 sans appel. On a vu plus de combativité dans une file d'attente à la poste que dans le jeu proposé par les visiteurs ce soir.
Au coup de sifflet final, le constat est cruel pour Ptigros : ils repartent avec une valise pleine et le sentiment d'avoir été de simples spectateurs privilégiés sur le terrain. De son côté, l'Olympique de Marseille a fait le travail avec un sérieux clinique, profitant de la bienveillance totale de son adversaire pour soigner sa différence de buts. Si le football est un sport de combat, Ptigros a visiblement confondu le match avec une séance de méditation transcendantale. Une soirée à oublier pour les uns, et à encadrer pour les autres ! 😂