MASSACRE À LA TONDEUSE : LE RODEZ AF TRANSFORME LES CIGALES EN PURÉE DE PROVENCE
Il y a des soirs où l'on regrette d'avoir payé sa place, et d'autres où l'on regrette d'être né. Ce soir, les joueurs des Cigales ont vécu les deux en même temps. Face à un Rodez AF en état de grâce absolue, les visiteurs n'ont pas seulement perdu le match, ils ont perdu toute dignité humaine. Dès la 5ème minute, le ton était donné : une démonstration de force qui a transformé le terrain en une séance de tir sur cible mouvante, ou plutôt, sur des plots inertes arborant le maillot des Cigales. Avec 11 tirs cadrés contre zéro, le gardien visiteur a passé 90 minutes à ramasser le ballon au fond de ses filets, se demandant probablement s'il n'aurait pas mieux fait de rester au vestiaire pour regarder Netflix. ⚽
Le calvaire a atteint des sommets de cruauté avec deux buts sur corner, preuve que même sur phase arrêtée, le Rodez AF se sentait comme à l'entraînement. Pendant que les locaux enchaînaient les passes millimétrées et les frappes chirurgicales, les Cigales, eux, se sont illustrés par une seule et unique faute à la 10ème minute et un tir totalement dévissé à la 37ème qui a dû finir dans le parking. C’est bien simple, la seule chose que les Cigales ont réussi à faire, c'est de ne pas blesser leurs adversaires, probablement par manque de proximité physique avec le ballon. Un 7-0 qui fait mal, qui pique, et qui humilie toute une institution. 📉
Au coup de sifflet final, on ne savait plus s'il fallait applaudir le réalisme clinique du Rodez AF ou appeler les secours pour constater l'état de décomposition mentale des Cigales. Le score de 7-0 est presque généreux tant l'écart de niveau était abyssal. Si le championnat était une jungle, le Rodez AF vient de manger son prédateur avant même qu'il ne puisse ouvrir la bouche. Pour les Cigales, la saison risque d'être longue, très longue, à moins qu'ils ne décident de changer de sport, ou au moins de changer de planète. Une soirée historique pour les uns, un traumatisme indélébile pour les autres.